Martenot au fil du net...

[26/11/2008] - Olivier Messiaen, le centenaire (1908-2008) Arte, les 14 et 15 décembre 2008

Publié par Martenot

Voir en ligne :

http://www.classiquenews.com/voir/l...

Arte

Dimanche 14 décembre 2008 à 19h

Lundi 15 décembre 2008 à 22h45

Messiaen l’immortel

JPEG - 20.9 ko

Olivier Messiaen aurait soufflé le 10 décembre 2008 ses 100 ans. Arte commémore cet événement et la carrière comme l’oeuvre du plus grand compositeur français du XXème siècle. Son oeuvre spectaculaire autant que fracassante, qui suscita un beau scandale lors de sa création française (après celle américaine en décembre 1949) au festival d’Aix en Provence 1950, la Turangalîla Symphonie impose le tempérament d’un compositeur ivre de Dieu, qui se disait surtout rythmicien et synopsiste. Arte diffuse le 14 décembre à 19h, la partition scandaleuse enregistrée lors d’un concert filmé à Paris, Salle Pleyel le 3 octobre 2008, puis le lendemain, retransmet un portrait d’Olivier Messiaen par Olivier Mille, où le passionné d’oiseaux, qui transcrivit tous les chants de nos chers volatiles, précise sa pensée musicale... sur le motif.

Concert

Dimanche 14 décembre 2008 à 19h

JPEG - 21.7 ko

Turangalîla-Symphonie. Roger Muraro, piano, Valérie Hartmann-Claverie, ondes Martenot sous la direction de Myung-Whun Chung à la tête du Philharmonique de Radio France jouent la partition de Messiaen lors de ce concert parisien filmé à la Salle Pleyel, le 3 octobre 2008 par Andy Sommer. Composée entre 1946 et 1948, commande du chef d’orchestre Serge Koussevitsky. La création eut lieu le 2 décembre 1949 sous la direction de Leonard Bernstein à la tête du Symphonique de Boston, avec Yvonne Loriod (piano) et Ginette Martenot (ondes Martenot). Narration proche et lointaine à la fois du poème symphonique romantique, la Symphonie raconte l’amour de Tristan et Yseult. Turangalîla désigne en sanskrit tout ce qu’amour suscite : vie et mort, temps, mouvement, rythme et vie, chant d’amour... L’œuvre emporte l’auditeur par sa transe radicale : une émanation musicale de l’énergie amoureuse, superbe et magnifique jubilation qui transcende ceux qui le vivent, exaltent ceux qui le voient, terrassent ceux qui en sont jaloux... Mais toute passion amoureuse n’est qu’un pâle reflet du véritable amour : l’amour divin. D’après Messiaen, l’œuvre exige du piano l’une des parties les plus virtuoses qu’il a jamais écrite. Ce pourrait donc être aussi un Concerto pour piano.

Portrait

Lundi 15 décembre 2008 à 22h45

JPEG - 19.5 ko

Portrait d’Olivier Messiaen par Olivier Mille. "La Liturgie de Cristal" (2002, 1h). après Debussy et Ravel, Messiaen interroge formes, couleurs, rythmes, durées, modes, timbres. Sa grande culture pas seulement musicale car il maîtrise aussi l’histoire de l’art et des peintres, en connaisseur des couleurs, s’intéressa comme personne aux oiseaux (il fut aussi un ornithologue reconnu, recherché), impose tout autant que le compositeur, les leçons du pédagogue. Dans sa classe se trouvent les chercheurs de la seconde moitié du XXème siècle : Boulez, Pierre Henry, Stockhausen, Xenakis... Dans les bois, l’ornitologue compositeur recherche et trouve l’alouette Lulu, la grive musicienne, le Rossignol, le loriot magicien...

Puis l’homme se raconte au travers des événements de sa vie : déportation en Silésie en 1940, expérience du temps révolu et accablé qui nourrit son besoin croissant de Dieu ; son don de Synopsie (la perception du son au travers d’une couleur équivalente). Le documentaire portrait évoque en fin de film, le fervent croyant, visionnaire dans ses nombreuses illuminations musicales : et expecto resurrectionem mortuorum, créé en 1965, et son opéra, autobiographique, Saint François d’Assise qui est son manifeste comme homme croyant et musicien... Le film d’Olivier Mille, "La Liturgie de cristal" est édité au dvd chez Medici arts (Idéale Audience).