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À l’attaque, de Loc Lantoine : vingt et une perles rugueuses - Actualité Métropole - Nord - La Voix du Nord

Publié par Martenot

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« À l’attaque », de Loïc Lantoine : vingt et une perles rugueuses - mardi 13.01.2009, 04:48 - La Voix du Nord Loïc Lantoine et François Pierron travaillent actuellement à de nouvelles chansons, qui vivront sans doute d’abord sur scène. | DISQUE |

L’album live « À l’attaque » est sorti en novembre. Mais le Wazemmois Loïc Lantoine, moitié chantante du duo, a attendu le passage à

Lille, en fin de semaine dernière, de François Pierron, contrebassiste, pour le présenter officiellement. Un disque kaléidoscope, enregistré au cours de quinze concerts.

PAR CATHERINE PAINSET

Ils ont en commun un air pas totalement réveillé et des phrases un brin laconiques - ceci expliquant peut-être cela. Mais un joli sens de la formule, aussi, et un vrai amour pour ce qu’ils font. Malgré son nom, Loïc Lantoine est un duo, dont on ne peut soustraire François Pierron. L’auteur-interprète présente le compositeur-contrebassiste comme son frère siamois. Et il ajoute, rigolard : «  Parfois, on va en Angleterre pour qu’il puisse conduire !  » En tournée pour Tout est calme, son deuxième album, le duo a ouvert à d’autres son univers de chansons âpres et tendres. « Chaque semaine, on invitait deux musiciens différents. Ça allait de la batterie aux ondes Martenot... Notre formule laisse toujours des couverts pour les copains. » Et puis il y a de la fierté à avoir joué avec ces gens-là : « Ils viennent du rock ou du jazz, ce sont des bons, des forts en tronche. On s’est régalé.  » Alors, plutôt que de n’enregistrer qu’une ou deux soirées, le groupe s’est, pour son disque live, offert un kaléidoscope de quinze concerts, afin de garder la trace de ces collaborations. « Les musiciens étaient tout le temps sur le fil, dans une libre interprétation ou dans l’improvisation.

Personne n’était vraiment rencardé, c’était "rendez-vous au tas de sable". On sent plutôt bien les choses mais à l’écoute, forcément, on a eu des surprises... » Vingt et un titres ont été gardés. « On avait envie d’un bel objet, d’un album qui puisse s’écouter en entier sans être rébarbatif. » Qui ait un intérêt, aussi, pour celui qui a déjà Badaboum et Tout est calme dans sa discothèque : « Par exemple, Ta tête au carré, on n’avait que des versions qui n’avaient pas d’intérêt par rapport à l’album. Il faut dire que cette chanson-là est née d’un moment de folie, en studio. » Manneken Pis, en revanche, fait des apparitions au début, au milieu et à la fin du live. « On aimait l’idée que ce petit bonhomme revienne à plusieurs moments de l’histoire. » La preuve par trois « qu’une chanson n’est pas quelque chose de figé avec une musique et un texte, qu’elle peut être quelque chose de plus libre  ».

À Lille (originaire de La Chapelle-d’Armentières et longtemps parisien, le chanteur s’est réinstallé à Wazemmes, le quartier de sa jeunesse), à Paris, parfois ailleurs, Loïc et François travaillent actuellement à de nouvelles chansons. Avec l’idée, pour le prochain projet, de commencer par la scène (en septembre-octobre) et de finir par le disque. « On a envie de retrouver dans le public une écoute comme à l’époque où personne ne nous connaissait.  » Au-tour d’eux, peut-être, Fil à la guitare, Joseph Doherty au violon et aux cuivres, Christine Ott aux ondes Martenot. Pas facile de quitter les copains...

Quant à la complicité à deux, elle est une inépuisable source d’inspiration. « Quand François joue de la contrebasse, ça provoque en moi une émotion qui n’est pas forcément celle qu’il avait dans la tête. Ce qu’on veut au final, c’est garder cette émotion intacte », explique Loïc. L’un à la musique, l’autre au texte, ils racontent tous les deux la même histoire. « Ça rebondit entre nous, ce n’est ni du suivisme ni de l’illustration. On a un propos. » Il n’est qu’à entendre les vingt et une perles rugueuses d’ À l’attaque. •