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Arnaud MILLAN en résidence à AGEN

Eglise des Jacobins (Musée des Beaux-Arts).

Publié par Daniel BLACKSTONE

Nous empruntons à La Dépêche l’essentiel du texte qui suit :

Arnaud Millan s’est installé aux « Jacobins » pour une résidence musicale très particulière. Il sculpte les sons en respectant le lieu et les 10 secondes de réverbérations.

« Il y a dix secondes de réverbération, la musique doit en tenir compte. » L’église des Jacobins ne reçoit pas souvent la visite de musiciens, « difficile d’exprimer la musique dans un lieu aussi haut. Difficile parce que l’on ne peut pas y jouer n’importe quelle musique, et difficile aussi parce que ces 10 secondes de réverbération imposent des contraintes évidentes ». Arnaud Millan, depuis un an, pense à ces contraintes et à la possibilité d’y faire entendre sa musique. D’abord autodidacte, ce musicien de 33 ans est aussi développeur informatique. « Mais la musique, c’est une longue histoire. J’ai débuté en autodidacte, et puis je me suis rendu compte que pour avancer, il fallait acquérir les bases ». Depuis, l’enfant de Clairac, désormais Agenais et passé par Pau et Bordeaux, a installé sa vie autour de la musique. « J’ai un master de musicologie ». Il y a un an, Arnaud Millan approche des Jacobins pour une première expérience vécue pendant la résidence d’un chorégraphe. Le lieu lui parle. Et l’artiste parle aussi à Marie-Dominique Nivière, la conservatrice du musée. Le dialogue qui s’installe entre eux prend forme cette semaine, et durant tout le mois de mars. Arnaud Millan est donc en résidence aux Jacobins. Depuis lundi, il approche par petites touches la création qu’il donnera le 24 mars. « Auparavant, il y a un premier acte, ce soir, sous la forme d’une représentation publique qui tiendra plus du dialogue sur ma musique, la création, le lieu ». Ni musique sacrée, ni musique contemporaine au sens où on l’entend d’ordinaire, sa musique s’appuie d’abord sur un instrument très particulier, les ondes Martenot. « Les ondes Martenot sont un instrument de musique électronique, inventé par Maurice Martenot et présenté au public en 1928 ». On y ajoute de la guitare, de la musique assistée par ordinateur, un profond respect des lieux et des influences qui cherchent chez Messian ou chez John Cage. En clair, Arnaud Millan, et c’est une qualité exceptionnelle, ne connaît ni barrière ni frontière. « Il est en résonance avec le lieu, et pour nous, c’est une manière de mettre en évidence des talents locaux », ajoute Laurence Maïoroff, l’adjointe à la culture.

Arnaud Millan ne manquera pas de nous faire part de ses impressions à la suite de cette passionnante aventure.