Martenot au fil du net...

Concerts > Yann Tiersen sans Amlie Poulain la Maroquinerie

Voir en ligne :

http://www.soul-kitchen.fr/8946-con...

Concerts > Yann Tiersen sans Amélie Poulain à la Maroquinerie |

http://www.soul-kitchen.fr/8946-con...

Le 8 décembre 2009 dans ’Concerts’

Yann Tiersen est surtout connu en tant que compositeur de musiques de film (La Vie Rêvée des Anges, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, GoodBye Lenin !). Ses collaborations avec Dominique A, Noir Désir, les Têtes Raides ou Miossec - dont il a composé le dernier album Finistériens, l’ont aussi aidé à se hisser au rang des grands noms de la scène musicale française. En attendant son prochain album studio Dust Lane, Yann Tiersen est en tournée. En première partie, Christine Ott.

Christine Ott

Christine Ott, aux ondes Martenot - une sorte de clavier électronique, est accompagnée d’un violoncelliste. Sans qu’un son ne sorte de leur bouche, ils oscillent entre musique classique et musique contemporaine. Si certains morceaux sont accessibles, dotés une mélodie, d’autres touchent au conceptuel, me rappelant un peu mes cours de musique à analyser les partitions de chaque instrument sans pour autant comprendre ce qu’ils font ensemble dans la même phrase musicale.

Les photos de cette galerie sont visibles avec le plugin Flash.

Yann Tiersen

Après une musique mimant l’orgasme visant à nous faire patienter, les six musiciens entrent en piste. Yann Tiersen est entouré de deux guitaristes, une basse, une batterie et bien sûr les ondes Martenot. Après une introduction avec ‘Count Down‘, sur laquelle il se permet une envolée au violon histoire de poser l’ambiance, il joue ‘La Terrasse‘, un peu plus rock.

Yann Tiersen ne parle pas et enchaîne les morceaux, laissant à peine le temps au public d’applaudir. Avec tous ses bracelets au poignet et ses converses aux pieds, il ressemble à un ado qui claquerait la porte en nous hurlant qu’on y comprend rien à rien. Il joue d’un air je-bidouille-sur-ma-gratte-à-mes-heures-perdues et nous en envoie plein la vue.

Mais un concert de Yann Tiersen c’est comme une grande symphonie, si loin du concert conventionnel. Un concert de Yann Tiersen est fait de petits détails : les pieds nus de Christine quand elle se lève pour venir chanter, Stéphane Bouvier, à la basse, qui finit à genoux à la fin de ‘A Secret Place’, les accélérations minutieuses et concentrées de Ludovic Morillon à la batterie, le crin de l’archet du violon qui danse pendant que Yann Tiersen fait vibrer son violon sur ‘Le Quartier’, l’ovation du public après ‘Wire’, le livre que Marc Sens lit sur ‘Chapter 19’...

Les morceaux qui s’embrasent sur les cendres des dernières résonnances des clash de Ludovic...Les voix des musiciens qui s’entr-alimentent pour d’autant plus d’intensité sur ‘Till the end’ ou ‘Palestine’... On se laisse porter par les ondes Martenot qui nous emmènent dans les steppes sur ‘Dark Stuff’ pendant que les mélodicas nous rassurent. La guitare italienne et insistante de Marc Sens sur ‘Ashes’ qui clôt le set admirablement dans un summum d’intensité.

Pour le traditionnel rappel, Yann Tiersen m’étonnera en chantant simplement ‘Fuck me’, suivie de la magnifique semi-berceuse ‘Esther’. Enfin, alors qu’on y croyait plus, on reconnaît une mélodie d’Amélie Poulain se distinguer au milieu de la batterie, des guitares et des ondes Martenot : Yann Tiersen s’empare alors de son violon et tous partent en live pour rendre les souvenirs qu’il nous a créés encore plus puissants.

Date : 7 novembre 2009 Partager cet article

http://www.soul-kitchen.fr/8946-con...