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Le Musée de la musique : bien plus qu’une collection d’instruments

Publié par Martenot

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Il rouvre ses portes à paris à partir d’aujourd’hui mardi 3 mars 2009

Parcours sonore enrichi, documents audiovisuels nouveaux, espaces réaménagés : le Musée de la musique rouvre aujourd’hui à Paris après une rénovation destinée à mieux honorer la diversité des expressions musicales, au-delà d’une simple vocation de collection d’instruments.

HÉRITIER du cabinet d’instruments aménagé en 1796 au sein du Conservatoire, le musée a été inauguré deux siècles plus tard, en 1997, sous le toit de la Cité de la musique dessinée par Christian de Portzamparc dans le parc de la Villette (XIXe arrondissement).

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Plutôt novateur il y a douze ans dans sa volonté de présenter les instruments dans leur contexte historique et sociologique, le Musée de la musique avait besoin d’aller plus loin dans cette démarche, selon son directeur Eric de Visscher.

« Les musées en général ont beaucoup évolué depuis dix ans, ils se sont grandement ouverts sur le public, qui est maintenant au centre de leur activité », explique-t-il.

Montrer l’humaine derrière l’instrument

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Amélioré dans son confort (éclairage, signalétique, places assises...), le musée présente désormais quelque 1 000 instruments et autres objets, dont 200 nouvelles pièces. Parmi elles figurent un rarissime clavecin Vater de 1732, un violon (1716) de la « période d’or » de Stradivarius, un piano-pédalier Erard de 1853 ou encore une octobasse Vuillaume de près de 3,50 m de haut.

Enrichie, la collection est surtout mieux présentée, désormais rythmée par quarante films courts. « C’est une façon de montrer de l’humain derrière les instruments, avec des musiciens en train de jouer, des acteurs, des musicologues ou des historiens qui nous parlent », souligne Eric de Visscher.

Chaque espace, du XVIIe au XXe siècle, est ainsi introduit à l’écran par un « grand témoin », tel le compositeur et chef d’orchestre Pierre Boulez, qui parle de la modernité en musique avec sa clarté habituelle.

Le parcours sonore a aussi été revu. Le visiteur adulte - les 7-14 ans ont un « parcours » adapté - aura accès par audioguide à plus de quatre heures de musique, grâce aux campagnes d’enregistrements menées depuis 1997 sur les instruments des collections ou des fac-similés.

Certaines collections, un peu négligées par le passé, disposent aujourd’hui de plus d’espace : c’est le cas des musiques extra-européennes, qui voient leur surface doubler, et des musiques du XXe siècle dans leur dimension « savante ». Le musée s’intéresse par exemple à l’évolution des instruments apparus grâce à l’électricité et à l’électronique, du theremin et des ondes Martenot jusqu’au synthétiseur (comme l’E-mu de Frank Zappa, exposé ici) et à l’ordinateur.