Martenot au fil du net...

« Le chant des ondes » prend l’affiche d’Excentris le 15 mars

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« Le chant des ondes » prend l’affiche d’Excentris le 15 mars Le film « Le chant des ondes – Sur la piste de Maurice Martenot » (productions artifact │ONF) de Caroline Martel prend l’affiche du Cinéma Excentris le 15 mars 2013. « Le chant des ondes ».Photo : ONF

Après « Le fantôme de l’opératrice » (Productions artifact, 2004), essai cinématographique qui dévoilait l’histoire des téléphonistes, la documentariste nous amène cette fois à la découverte des ondes Martenot, énigmatique instrument dont l’odyssée est portée pour une première fois au grand écran. Rappelons que cette oeuvre avait été présentée en première mondiale aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal 2012 et au 42e Festival international du film de Rotterdam.

Le documentaire « Le chant des ondes – Sur la piste de Maurice Martenot » intrigue en plongeant dans l’univers musical et humain du plus sensible des instruments électroniques : les ondes Martenot. Un cercle de passionnés, en France comme au Québec, poursuit le legs de Maurice Martenot (1898-1980), inventeur de cet instrument de musique fragile, rare et méconnu. Qu’ils soient musiciens, luthiers ou chercheurs, les protagonistes de ce film choral tentent passionnément de percer le mystère de ce « stradivarius de l’ère électronique ».

Intégrant cinéma direct, archives inédites et trame sonore et musicale étoffée, le film révèle le Martenot comme un chaînon manquant de la connaissance de l’histoire musicale du 20e siècle. La cinéaste Caroline Martel propose un voyage cinématographique évoquant les origines du Martenot et révélant l’esprit de son inventeur qui a su réconcilier la touche humaine et la technologie de façon unique. Avec entre autres Jean-Louis Martenot, le fils de l’inventeur, les ondistes montréalais Suzanne Binet-Audet, Jean Laurendeau, Marie Bernard et Jonny Greenwood de Radiohead.

Inventé en 1918 et montré pour la première fois au public en 1928 à l’Opéra de Paris, l’instrument d’ondes Martenot transforme les ondes radioélectriques en musique. Muni d’un clavier, d’un tiroir et d’un ruban doté d’une bague, cet instrument monodique produit une gamme impressionnante et diversifiée de sonorités et de timbres – dont le compositeur Olivier Messiaen aurait évalué le nombre à quelque 10 000.

Véritable pionnier de la lutherie électronique, Maurice Martenot, n’aura cessé durant toute sa vie de perfectionner l’instrument. Au décès de l’inventeur, en 1980, moins de 300 exemplaires auront été fabriqués, dont 70 sont encore joués aujourd’hui. La disparition de Maurice Martenot provoqua l’interruption de la fabrication de cet instrument à nul autre pareil, gardant en suspens son avenir et ses secrets.

Au Québec, quelques ondistes pratiquent le Martenot, notamment au sein de l’Ensemble d’ondes de Montréal qui s’est donné comme mission de diffuser la musique composée pour les ondes Martenot et de faire mieux connaître cet instrument rare et mystérieux. On a pu entendre des mélodies de ces ondes dans des pièces de Beau Dommage, d’Harmonium et de Diane Dufresne. De grandes personnalités musicales, Darius Milhaud, Jacques Brel, Maurice Ravel, Olivier Messiaen, ont écrit pour cet instrument joué dans la plupart des pays d’Europe, en Amérique du Nord et au Japon.

Avec « Le chant des ondes », Caroline Martel poursuit dans la veine qui lui a valu d’être remarquée avec son premier long métrage, « Le fantôme de l’opératrice », imprégné de sa touche cinématographique faite d’humanisme et de poésie, et par sa fascination pour les rapports aux technologies. Documentariste en cinéma et en arts médiatiques, elle conjugue recherches, théories et pratiques autour de la création documentaire depuis une douzaine d’années. Son travail a été présenté du TIFF, en passant par IDFA, SRC, SVT et NHK, le MoMA, le Centre Georges-Pompidou et le séminaire Robert Flaherty. Sa première exposition, l’installation de montage Industry/Cinema, est présentée au Museum of Moving Images à New York en 2012. [ Documentaires | Office national du film du Canada (ONF) | Diffusion, exploitation | Excentris ]