Martenot au fil du net...

Richard Hawley, la classe anglaise - le blog de POPNEWS

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C’est devant un Alhambra bien plein (les fauteuils avaient été retirés de la fosse pour pouvoir faire tenir plus de monde) que Richard Hawley et ses musiciens se présentent sur scène sur le coup des 21 heures, en ce mercredi soir glacial de février. L’homme de Sheffield affiche un look impeccable de teddy boy, comme tout droit sorti d’une photo des Beatles à Hambourg. Mais chez lui, le style ne prend jamais le pas sur la substance, comme va nous le prouver une heure trois quarts de concert tutoyant à de nombreuses reprises le sublime. Si les nombreux instruments rares (ondes Martenot, etc.) utilisés sur le dernier album "Truelove’s Gutter" n’ont évidemment pas fait le voyage, le groupe est suffisamment fin et précis pour rendre l’atmosphère si particulière de ces morceaux. La référence à David Lynch peut sembler rebattue, mais on a pensé plus d’une fois à "Blue Velvet" (le film et la chanson) en écoutant ces ballades semblant descendues des limbes. Entre les extraits aux allures de classiques de "Truelove’s Gutter" (joué dans sa quasi-intégralité) s’intercalent quelques perles tirées des albums précédents : "Lady Solitude", "Coles Corner", "Oh My Love", "Run for Me" (superbe version commencée et terminée à l’orgue)... L’ambiance est au recueillement, mais quelques passages instrumentaux presque noisy viennent rappeler que Hawley n’a jamais renié son passé indie-rock. "Open Up Your Door" est accueilli par une très longue et émouvante ovation à laquelle il répond par une pirouette pudique - les habitants du Yorkshire ne sont pas vraiment connus pour leur propension à l’épanchement. Le rappel commence par deux reprises (le majestueux "Hushabye Mountain" et le plus anecdotique mais savoureux "Crawfish" que chantait Elvis dans "King Creole"), avant le finale "The Ocean" et son "Here comes the wave" abyssal qui nous submerge d’émotion. On ressort dans le froid, le coeur au chaud, avec l’impression que ce soir, les rues sont à nous, et qu’on vient de vivre un moment magique.