Réunion ondistes et facteurs 25 février 2011

organisée conjointement par
La Fédération des Enseignements Artistiques Martenot
et le
Cercle Inter Ondes Musicales

Etaient présents à cette réunion :

Ondistes : Philippe Arrieus professeur d’ondes au CRD d’Evry, Pascale Rousse-Lacordaire professeur d’ondes au CRR de Boulogne, Pura Pénichet-Jamet, Dominique Kim, Jean-Louis Martenot, Francesca Paderni, Augustin Viard, Nathalie Forget.

Facteurs : Naoyuki Omo, assisté d’Yves Farge, Ambro Oliva, Claude Jaccard et Dominique Branche.

Autres participants : Alexandra Menezes, mère d’un jeune ondiste, présidente du Cercle Inter Ondes Musicales (CIOM), Daniel Blackstone, organiste ayant participé à des concerts avec des ondistes.

Ont été contactés et sont présents par la pensée : Valérie Hartmann-Claverie, professeur d’ondes au CNSM, Françoise Deslogères, Marcelle Lessoil-Daelman (Canada) Jean Laurendeau (Canada), Christine Ott assistante de Thomas Bloch professeur d’ondes au CRR de Strasbourg, Bruno Perrault, Julie Pierrejean, Jean-Philippe Dartois, Yvonne Clérico, Jacques Tchamkerten (Suisse), Takashi Harada et Wakana Ichihashi (Japon).

Pura Pénichet et Pascale Rousse-Lacordaire ouvrent la réunion en rappelant qu’il est urgent et indispensable pour les Ondistes que reprenne la fabrication d’instruments :

  • pour permettre aux Ondistes de jouer et de développer le répertoire déjà très abondant de l’instrument.
  • pour que les classes d’Onde puissent vivre et se développer. Des classes ont fermé faute de pouvoir proposer des instruments aux élèves.

Toutes deux mettent l’accent sur le fait que c’est l’avenir même de l’instrument qui est en jeu. Pour cela, les facteurs sont invités à collaborer et réunir leur savoir-faire.

Tous les participants se présentent.

Les ondistes expriment leurs difficultés et leurs espoirs. Beaucoup n’ont qu’un seul instrument et ont des craintes à chaque concert.

Chacun regrette le refus de Jean-Loup Dierstein de participer à cette réunion. Il a en effet présenté à l’assemblée générale de la FEAM (Fédération des Enseignements Artistiques Martenot) un instrument qui est une copie de l’onde transistorisée de 1975 avec quelques améliorations technologiques. Il a été soutenu tout au long de cette fabrication par Jean Louis Martenot qui lui a fourni les plans et les moules de clavier.

Puis les facteurs se présentent.

  • Naoyuki Omo est un japonais, ancien joailler. Il a construit deux instruments à lampes avec l’aide de son ami Yves Farge pour la partie électronique. Il n’envisage pas de construction en série mais des réalisations à la demande. L’instrument n’est d’ailleurs pas encore au point. Mais à terme, Nao souhaite pouvoir présenter un instrument satisfaisant pour les ondistes, améliorer l’instrument fabriqué il y a deux ans, travailler avec les autres facteurs.
  • Ambro Oliva, ingénieur électronicien, fondateur de la SEAM, est le fabricant concepteur de l’Ondéa qu’il a réalisée avec toutes les personnes ayant collaboré à l’avancement du projet et qu’il remercie. Il a fabriqué deux séries d’instruments qui ont permis, à un certain nombre d’ondistes de continuer leur activité depuis 2005, notamment dans les conservatoires de Boulogne, de Cergy, d’Evry et de Strasbourg. L’ondéa a présenté une avancée et a été appréciée par ceux qui l’ont pratiquée : interprètes, pédagogues et compositeurs.
  • Claude Jaccard et Dominique Branche. Claude Jaccard est facteur d’orgue. Dominique Branche est organiste titulaire de la cathédrale de Nevers et professeur à l’école de musique de Decizes, mais il est en même temps électronicien de formation et spécialiste des combinateurs et transmissions numériques pour orgues. Claude Jaccard et Dominique Branche ont été mis au courant des problèmes liés à l’avenir des ondes musicales par Daniel Blackstone il y a environ deux ans. Ayant ressenti une vraie attente de la part des ondistes rencontrées, et passionnés techniquement et musicalement par l’instrument, ils ont élaboré un premier prototype qui a été expérimenté par Valérie Hartmann, Francesca Paderni et Pura Pénichet, qui ont fait part de leurs remarques. A partir de là, ils ont entrepris la construction d’un deuxième prototype qui devrait être achevé début avril. L’ergonomie de l’onde musicale a été intégralement respectée. Ce deuxième prototype est un mélange d’analogique et de numérique. Il sera également soumis aux ondistes pour une finalisation définitive. Pour qu’ils entreprennent la fabrication en série, il faut qu’il y ait un minimum de commandes. Fabrication en série ne veut pas dire fabrication industrielle. Claude Jaccard utilise toute sa technique de facteur d’orgue pour le meuble et le clavier, Dominique Branche s’occupe de tout l’ensemble de l’électronique. Il va sans dire que l’instrument sera au standard MIDI et pourra donc servir comme instrument-maître.

Pura Pénichet évoque alors la question du prix de l’instrument. Pour Ambro Oliva, le prix de l’Ondéa avec D1 est de 17 000 € ttc. Le prix pour Nao serait de 5000 € au départ du Japon et sans le D1. Claude Jaccard précise que le prix de son instrument sera de l’ordre de 10 000 €. Mais il faut que les ondistes prennent en main la promotion du nouvel instrument et le fassent connaître pour que la fabrication soit possible. Une production de 15 à 20 instruments par an est tout à fait envisageable et souhaitable.

La construction d’un instrument d’étude n’est pas intéressante car de moindres possibilités ne feraient pas une différence de prix significative.

Toute l’assistance est d’accord pour dire qu’il est indispensable que cette renaissance de la fabrication des ondes musicales soit marquée par des évènements musicaux important. Une commande a été passée à la compositrice Annick Chartreux, Pura Pénichet a également pris contact avec Henri Dutilleux.

Enfin, Dominique Branche informe les ondistes qu’il est à leur disposition pour réparer et entretenir leurs instruments quels qu’ils soient (lampes, transistors).

Pascale ROUSSE-LACORDAIRE - CIOM

Pura PENICHET - JAMET - FEAM